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Introduction

 

 

Un dimanche soir, alors en train de m’adonner au passe temps favori des enfants et adolescents dignes de ce nom aujourd’hui, j’étais en effet affalé dans le canapé à regarder la télévision. Non pas que je sois un inconditionnel du petit écran , mais l’émission dominicale retraçant les évènements sportifs de la semaine constitue une sorte de tradition, de rituel hebdomadaire, un rendez vous incontournable pour tout fanatique de sport désireux de finir son week-end convenablement.

Et donc, comme tout dimanche soir à la même heure, le même journaliste, avant de conclure, annonce les derniers résultats, les derniers scores, rythmant ainsi l’assoupissement progressif du téléspectateur, qui, dans une léthargie naissante, se laisse paisiblement bercer par la mélodie langoureuse.

C’est alors que ce jour là, après les traditionnels résultats des équipes de foot, de hand, de volley, de basket, de toutes les divisions, masculines comme féminines, lorsque même le sportif chevronné sent ses paupières devenir de plus en plus lourdes, le présentateur annonce « une dernière information avant de refermer ce journal pour noter la victoire d’un français au championnat du monde d’ultra triathlon qui remporte la course en plus de 36 heures, voilà, au revoir et à la semaine prochaine. »

Cette phrase m’a interpellé, chassant d’une traite le sommeil qui me gagnait : quoi !!! 36 heures !!! , il a dû se tromper, ce n’est pas possible, nager, pédaler, courir pendant 36 heures, c’est de la folie !!! , telles furent mes premières réactions. Comment est-ce possible de réaliser des choses comme cela, et comment se fait-il que cet exploit inhumain n’ait que pour écho ces quelques secondes, cette simple phrase, presque rajoutée, après un flot de résultats tous aussi banals les uns que les autres.

Cette anecdote ne cessa de me trotter dans la tête, et je trouvai dans la réalisation d’un mémoire de maîtrise une excellente occasion de me pencher sur le sujet, de résoudre ce qui pour moi relevait d’une énigme, d’une fascination. Bref, ce travail représentait l’opportunité idéale de partir à la découverte d’un autre monde, d’un univers n’ayant pour unique norme la démesure : le monde de l’ultra triathlon.

 

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